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Un savoir-faire au bout des doigts

Un nouvel ouvrage vient de s’ajouter à la collection de beaux livres de la maison d’édition Langages du Sud. «Coopératives féminines du Maroc-Maîtres artisanes», qui a été publié en partenariat avec Artisanat du Maroc, rend hommage à ces femmes à travers les présidentes de ces structures, qui en sont d’ailleurs souvent les fondatrices. L’ouvrage met ainsi en lumière plusieurs coopératives féminines œuvrant dans divers secteurs d’activités à travers les 12 régions du Royaume. Des secteurs qui se multiplient dans le milieu rural depuis le début des années 2000, confirmant le dynamisme que connaît l’économie solidaire et sociale au Maroc.

Elles sont potières, tapissières, brodeuses, bijoutières, tisseuses, passementières, couturières… et font partie de près de 1.000 coopératives féminines. Ces initiatives qui jouent un rôle prédominant dans le développement durable, permettent également à ses femmes de pouvoir subvenir à leurs besoins. Plusieurs institutions contribuent au développement de ces structures notamment l’Initiative nationale du développement humain (INDH) qui les appuie à travers des moyens matériels. Elles sont aussi accompagnées par l’Office de développement et de la coopération (Odeco) qui gère leur mise en place et encadre leurs formations sans oublier les ONG internationales ou encore des programmes initiés par le ministère de l’Artisanat et de l’Economie.

L’ouvrage sillonnant les 12 régions du Maroc, de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma à Dakhla Oued Ed Dahab, invite le lecteur à découvrir la diversité des secteurs d’activité de ces structures. A la tête de la coopérative «Al Fallah», qui fabrique des sacs 100% coton biodégradables, durables et écologiques, Lamia Laaroussi Benjaid, qui saisit l’opportunité du «Zéro Mika». Aujourd’hui, elle reçoit ses commandes en direct pour des supermarchés ou des entreprises et possède une capacité de production de 400 sacs par jour au besoin.

Dans la région de Marrakech-Safi, Assia Goura, présidente de la coopérative Ben Sellou créée en 2010, adhère en 2006 au programme d’une organisation de solidarité internationale qui permet aux femmes travaillant à domicile de bénéficier d’une formation pour commercialiser leurs produits. Spécialisée, dans la passementerie, les femmes de Ben Sellou ont appris à créer des produits traditionnels dans l’air du temps et destinés à la clientèle étrangère.

Autrefois tissé, tressé, torsadé pour la fabrication de ceintures ou encore de boutons, le sabra agrémente aujourd’hui des sacs, des bijoux ou se décline en accessoires. Les exemples de ces coopératives sont multiples et racontent chacune une expérience différente. Cependant, elles ont pour point commun la transmission d’un savoir-faire, un héritage, qui s’inscrit dans le patrimoine du Royaume.

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