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la société civile plaide pour la protection des oasis

La société civile sensible à la question de l’environnement au Maroc plaide pour la protection des oasis, la lutte contre la désertification et la consolidation de la gouvernance hydrique dans ces écosystèmes, a indiqué, samedi à Merzouga, Lahcen Kabiri, président de l’Association saharienne pour le développement touristique et culturel.

Les oasis de Daraâ-Tafilalelt pâtissent d’une pénurie d’eau, due essentiellement à une fréquence des sécheresses et des inondations et des pressions sur les ressources hydriques, ce qui a poussé la société civile à agir et à formuler des recommandations pour adapter ces ressources naturelles aux changements climatiques, a expliqué M. Kabiri lors d’une conférence organisée dans le cadre de la 5è édition du Festival international de Merzouga.

Ainsi, l’Association saharienne pour le développement touristique et culturel, initiatrice de cette conférence, a élaboré un document de plaidoyer en faveur de la cause oasienne, qui a couronné un travail de terrain de 18 mois dans toute la ceinture du sud-est du Maroc jusqu’au Grand Atlas.

Ce document de 50 pages « été remis au parlement marocain (les deux chambres), aux élus oasiens et au président de la région Draâ-Tafilalet, pour introduire les recommandations de la société civile sur la gouvernance hydrique oasienne », a précisé M. Kabiri, également fondateur et président de l’équipe de recherche des sciences de l’environnement à la Faculté des sciences et techniques d’Errachidia.

Ce documentqui traite un aspect de l’environnement au Maroc, qui a été présenté également au programme du micro-financement du Fond pour l’environnement mondial (PMF/FEM), recommande la mise en place d’un système ingénieux qui permettra la gestion de l’eau dans les milieux arides, a-t-il ajouté.

Les recommandations ont également porté sur le cadre juridique et institutionnel régissant les ressources hydriques dans les oasis et ont été formulées en concertation avec d’autres associations, a fait savoir M. Kabiri, saluant les progrès réalisés dans ce sens, notamment avec l’installation de la police de l’environnement et de l’eau.

La gestion collective de l’eau est l’une des clés de la durabilité de cette ressource essentielle pour la survie des êtres, contrairement au système individuel, où chacun a la liberté d’en faire ce qu’il veut, a-t-il conclu.

Le Festival international de Merzouga, tenu du 13 au 16 avril, est un voyage spirituel dans le temps qui offre des concerts musicaux et une journée de sensibilisation écologique.

MAP

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