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Quatre femmes qui font bouger le monde arabe

Ce jeudi 1er juin, les femmes du Maghreb sont mises à l’honneur pour leurs actions lors d’un événement organisé par le “Huff Post Maghreb” et l’Institut du monde arabe. Zoom sur 4 femmes à découvrir lors de cette journée.
Le Huff Post Maghreb organise ce 1er juin à l’Institut du monde arabe une après-midi consacrée au vivre ensemble et aux femmes du Maghreb qui font bouger le monde. De quoi faire voler en éclats certains stéréotypes qui poursuivent encore les femmes maghrébines et célébrer leurs initiatives ou leurs prises de position dans tous les domaines.

L’événement mettra à l’honneur ces femmes fortes et philanthropes, engagées pour leur pays de naissance ou d’origine et qui modernisent le Maghreb. Art, culture, sexualité, entrepreneuriat, social, une mosaïque de sujets seront abordés à travers plusieurs tables rondes. Une dizaine de femmes viendront partager leurs expériences et répondre aux questions des visiteurs.

On vous présente quatre d’entre elles, à suivre pendant l’événement.

 

 

 

 

 

 
Besma Belbedjaoui

C’est qui ?

Une jeune cheffe d’entreprise algérienne qui prône un développement de l’économie verte basée sur les énergies renouvelables. Une initiative qui veut utiliser d’autres ressources que le pétrole en Algérie, déjà sur-utilisé. Son entreprise Plasticycle Algérie est en effet spécialisée dans le recyclage des déchets plastique. Pourquoi on va l’écouter ? Parce que sa détermination est inspirante. Elle a raconté au journal Jeune Afrique ses difficultés pour monter sa boîte, une entreprise pourtant essentielle au pays: “J’ai dû me battre pendant trois ans contre l’administration et les banques”, dit-elle. Aujourd’hui, son usine est en marche et a créé de l’emploi. Pour Jeune Afrique, Besma Belbedjaoui est carrément devenue“la reine de la récup”.

C’est quand ?

Elle intervient à 18 h lors de la troisième table ronde: Être une femme dans un monde d’hommes; l’entreprise au féminin.

 

 

 

 

 

 

 

Olfa Terras-Rambourg

C’est qui ?

Une passionnée de culture et d’expression artistique, mais aussi une passionnée de son pays d’origine, la Tunisie, qu’elle cherche à faire briller. Sa mission : encourager de jeunes artistes tunisiens dans les art plastique, l’art visuel, l’écriture de spectacle vivant ou encore dans le numérique. Elle a d’ailleurs créé avec son mari la Fondation Rambourg en 2001. Grâce à cette dernière, elle récompense les jeunes artistes tunisiens avec le Prix Olfa Rambourg pour l’Art et la Culture. A ce titre, elle a reçu, le 5 mai dernier, le prix du meilleur investisseur de l’année 2016 dans le domaine de la culture.

Pourquoi on va l’écouter ?

Parce qu’elle parle de la culture et de l’art au Maghreb et de l’impact que ces disciplines peuvent avoir sur la jeunesse. Se réapproprier son histoire pour mieux appréhender son avenir. Pour elle, la culture et l’éducation sont les seuls remèdes à la crise qui touche la Tunisie post-Révolution: “J’ai l’intime conviction qu’[ils] sont les deux mamelles qui sauveront notre pays et nous sortiront de la crise”, explique-t-elle au site Kapitalis.

C’est quand ?

Elle interviendra à 19h30 sous forme de talk, pendant la séance de clôture de la journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Karima Mkika

C’est qui ?

Présidente de l’Unité de protection de l’enfance à Marrakech, c’est une grande militante pour la cause des enfants de la rue au Maroc. Elle raconte d’ailleurs que c’est “en allant faire son marché sur le port tous les jours, qu’[elle] croise des enfants des rues” et qu’elle a décidé de créer Al KARAM (“générosité” en français), une association qui vient en aide aux jeunes SDF. Son association permet également de sensibiliser ces jeunes aux enjeux environnementaux. Elle a par ailleurs gagné le prix du jury Madame Figaro pour l’action humanitaire en 2006.

Pourquoi on va l’écouter ?

Parce que c’est une femme de convictions qui a su concrétiser ses engagements et mettre en œuvre un projet afin d’aider ceux qu’on appelle au Maroc “les enfants de la rue”. Ces enfants abandonnés sont souvent violentés, exploités ou exposés aux drogues. Les sauver est un défi d’envergure: 25 000 enfants vivaient dans la rue en 2015, selon une étude publiée par l’Observatoire national des droits de l’enfant et l’Unicef.

C’est quand ?

Elle interviendra à 15 h lors de la première table ronde sur les femmes et la société civile.

Sonia Ben Cheikh

C’est qui ?

La présidente de l’Office national de la famille et de la population du ministère de la Santé tunisien. A l’origine, elle est médecin, elle a aussi été professeure assistante en médecine préventive et communautaire à la faculté de Tunis. Son curriculum vitae ne s’arrête pas là, puisqu’elle a aussi été inspectrice générale de la santé.

L’une de ses missions les plus importantes en Tunisie: “La consolidation des acquis en matière de maîtrise de la natalité et de croissance démographique”: ce qui passe en autre par l’éducation aux différentes formes de contraception.

Pourquoi on va l’écouter ?

Parce qu’elle est engagée dans la prévention des maladies et des infections sexuellement transmissibles, des grossesses précoces en Tunisie. Bien que la Tunisie soit le seul pays arabe à avoir légalisé l’IVG sans condition jusqu’au troisième mois de grossesse, dans les faits, la contraception est souvent soumise aux discours moralisateurs de la famille ou du personnel médical qui va parfois jusqu’à mentir sur les dates pour dépasser le délai où il est encore possible d’avorter, comme l’explique le blog Tunisie: la démocratie en marche, relayé par France info. Un combat d’ampleur, donc, mené sous la pression d’une société parfois très traditionaliste.

C’est quand ?

Elle interviendra à 16h30 dans la deuxième table ronde, sur la sexualité, le planning familial et le poids des traditions.

Cet article a été initialement publié sur le site de Cheek Magazine

le 01 juin 2017 à 18h14

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