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Profession: acteur culturel

Pour fêter son 7e anniversaire, l’association Racines vient d’annoncer le lancement de son incubateur de structures culturelles à Casablanca. Nommé Racines carrées, ce lieu s’ajoute à plusieurs autres initiatives visant à accompagner les initiatives culturelles au Maroc, comme c’est déjà le cas à l’Uzine ou encore à la Fondation Hiba ou encore l’association EAC-L’Boulevart. Les détails avec Dounia Benslimane, directrice du développement et des partenariats de l’association Racines.

Pourquoi avoir créé ce lieu?
« Nous avons mis en place cette structure pour contribuer à la professionnalisation des acteurs culturels au Maroc. C’est notre motivation première. Il existe des initiatives intéressantes, mais très souvent, les acteurs culturels manquent de compétences et de formations pour mener à bien leurs projets. Nous souhaitons donc leur fournir les outils de pérennisation de leurs structures sur le plan financier afin d’aboutir à un projet stable économiquement qui leur permettrait de gagner de l’argent. »

Quelle est la particularité de cet incubateur?
« Ce que l’on souhaite, c’est de s’ouvrir à des projets qui ont une dimension sociale. Cela va d’ailleurs faire partie des critères de sélections. Les projets que nous allons accompagner devront avoir un impact positif sur la société: s’adresser aux défavorisés, aux minorités, aux femmes… afin de mieux éveiller les consciences. L’idée est également de motiver d’autres acteurs culturels à faire des plaidoyers pour la formation aux métiers de la culture. Nous voulons démontrer qu’il y a un réel besoin d’encadrement et de formation dans ce secteur. »

Qui pourra intégrer Racines carrées?
« Nous sommes ouverts à toutes les disciplines artistiques. Les candidats peuvent être des porteurs de projets numériques comme des projets de sociétés de production. Nous essayons de ratisser large. Idem pour le stade de développement de l’idée: nous sommes ouverts à des projets à divers états d’avancement. Une personne peut venir proposer une idée ou un projet déjà existant que nous pourrons accompagner. »

Comment les projets incubés seront sélectionnées?
« Il y aura plusieurs phases de sélection: une première où les candidats soumettent leurs dossiers selon un canevas unifié proposé par Racines. Après cela, les candidats passent une phase de pré-test de trois mois à l’issue de laquelle le dossier est validé ou pas. Durant cette phase, nos candidats sont accompagnés à travers une demi-douzaine de formations qui leur permettent de finaliser leurs dossiers et de les peaufiner. A l’issue des trois mois, les candidats passent devant un jury de professionnels qui choisira 10 projets qui vont continuer la période d’incubation pendant neuf mois supplémentaires. »
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Quels sont les principaux axes de formation proposés par Racines carrées?
« Les formations, proposées par des professionnels du secteur, tournent autour de la méthodologie d’élaboration d’un projet culturel, du droit, de la communication, de la levée de fonds ou encore des droits de l’homme. Elle permet également de mettre les personnes incubées en réseau avec des professionnels qui pourraient les aider à développer leurs initiatives. Nous avons également prévu de proposer à nos incubés des stages en immersion dans des structures à l’étranger afin qu’ils puissent s’inspirer et découvrir de nouvelles manières de travailler. »
Quels profils seront sollicités pour assurer ces formations?
« Ce sont des experts issus de différents horizons. Des professionnels avec lesquels l’association Racines collabore au Maroc comme à l’international. Selon les modules, les profils varient: ce seront des directeurs de festivals, des directeurs techniques ou encore des chargés de communication, des juristes… »

Cette formation est-elle payante?
« Non, pas du tout. Nous disposons d’un budget qui tourne autour de 2 millions de dirhams par an sur trois ans, essentiellement financé par la Fondation Drosos. Cela permettra aux acteurs incubés de bénéficier d’une formation de trois mois à un an afin de mieux structurer leurs projets et d’acquérir la méthodologie nécessaire pour mener à bien leurs initiatives. Les porteurs de projets devront payer une petite contribution uniquement s’ils souhaitent être hébergés dans nos espaces de co-working. Sinon, les formations restent gratuites. »

Propos recueillis par

ladepeche.ma

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