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62 ans de quête sociale

Depuis son indépendance, le Maroc a enregistré d’importantes avancées aussi bien aux niveaux institutionnel et législatif, qu’économique et sociale.

Beaucoup de changements et d’améliorations ont été relevés dans plusieurs secteurs, notamment sur le plan social. Aujourd’hui, le Maroc a réussi à améliorer le taux d’alphabétisation de sa population, que ce soit au niveau urbain ou rural, il a baissé le taux de mortalité infantile et maternelle, a amélioré le statut de la femme, entrepris plusieurs réformes sociales, etc., et ce en dépit de l’importance des défis et des contraintes auxquelles s’est heurté le pays.

Le statut et la situation de la femme marocaine, longtemps marqués par de profondes inégalités, ont connu une grande amélioration ces dernières décennies.

La réforme du code de la famille, adopté en février 2004, constitue une étape importante dans le processus d’évolution des conditions de la femme marocaine et d’égalité entre les deux sexes.

Le code actuel a remplacé l’ancienne Moudawana réalisée au lendemain de l’indépendance à la demande du Roi Mohammed  V, qui avait chargé un groupe d’éminents juristes et oulémas d’établir le document.

En effet, le texte qui, à l’époque, semblait très avancé, a montré ses limites à travers le temps et poussé les groupes féministes qui ont fleuri à partir des années 80 à revendiquer sa réforme.

Une vingtaine d’année plus tard, une œuvre considérable a vu le jour, englobant tous les aspects du droit des personnes : le mariage, le divorce, la filiation, la capacité, les testaments et les successions et consolide les droits de la femme en élevant l’âge de mariage à 18 ans, en limitant la polygamie et en exprimant clairement l’égalité entre époux au sein de la cellule familiale.

Meilleure situation = moins d’enfants 

La scolarisation et le travail des femmes leur ont ouvert de nouvelles perspectives quant à leur autonomie, engendrant ainsi le recul de leur âge au mariage, et le recours à la contraception.

En effet, alors que la Marocaine, dans les année 60, se mariait en moyenne entre 17 et 19 ans, à partir des années 2000 l’âge moyen du mariage est passé à 27 ans.

Cette situation de la femme, qui résulte de l’amélioration de son statut, a contribué fortement à baisse de la fécondité, selon une étude du HCP.

Aujourd’hui, le nombre d’enfants par femme est de 2,21 enfants, contre 7 enfants par femme au cours des années 1960, et c’est le recours de plus en plus fréquent à la contraception qui a contribué à cette baisse.

int.ma

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