Accueil / Actualités / Droits humains / Droits de l'enfant / Mariage des mineures : Des associations appellent à l’harmonisation des articles

Mariage des mineures : Des associations appellent à l’harmonisation des articles

Ancien phénomène social, le mariage précoce des filles mineures demeure plus que jamais d’actualité puisque les indices renseignent sur son inquiétante évolution.

De 18341 mariages en 2004, le nombre d’unions a dépassé les 35152 en 2013. Aujourd’hui, les associations actives en matière des droits des femmes appellent à l’harmonisation des articles 19, 20 21 du code de la famille.

Pour Zahra Sadek, membre du bureau national de la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes (FLDDF) et présidente de la section de Marrakech-Safi, « on revendique à ce que l’âge de mariage pour les filles soit fixé à 18 ans au lieu de 15 ans ».

En effet, l’article 19 qui le code de la famille fixe l’âge de mariage à 18 ans, pour les garçons et 15 ans pour les filles, or, il y’a l’article 20 et 21 qui donne la possibilité au juge de marier des mineurs suite à une évaluation. Selon Zahra Sadek, « cette possibilité, qui permet une ouverture juridique pour les exceptions est devenue une règle ».

Sadek souligne dans ce sens que la FLDF est en phase de préparer une étude détaillée sur le mariage des mineures dans la région de Marrakech-Safi. Parmi les points sur lesquels insiste cette étude, la nécessité d’impliquer les acteurs politiques, non seulement, pour faire voter des projets de lois mais également pour aider à éliminer quelques freins socio-économiques, tels que, les infrastructures. « En l’absence d’école, les filles n’ont d’autres choix que de se marier. Actuellement, le facteur culturel ne constitue pas un obstacle comme c’est le cas pour l’infrastructure et la situation économique », affirme Zahra Sadek.

Par ailleurs, une étude de l’association Voix de femme Amazigh prouve, chiffres à l’appui, que contrairement à l’idée répandue, le mariage des filles au Maroc n’est pas un phénomène propre au monde rural. En effet, en 2012, le nombre de demandes pour ce type de mariage a été le même entre les villages et les villes. Ainsi, au moment ou ce nombre a été de 21.903 demandes en milieu rural, il était de 20.880 demandes dans le milieu urbain.

Sanae Taleb

2m.ma

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

x

Check Also

«L’extrémisme n’est pas un projet de vie. C’est un échec pour l’individu comme pour la société»

Entretien avec la directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay : «L’extrémisme n’est pas un projet ...

LES ASSOCIATIONS DU CONSOMMATEUR CHARGENT LE GOUVERNEMENT

BOYCOTT DES PRODUITS ALIMENTAIRES LES ASSOCIATIONS DU CONSOMMATEUR CHARGENT LE GOUVERNEMENT La Fédération nationale ...

Subventions aux associations: Laftit recadre les collectivités territoriales Par H24info –

Après avoir reçu plusieurs rapports faisant état de financement des associations par des fonds ...

Soyez informés!

En vous abonnant à la lettre d'infos de Monasso, vous ne manquerez plus aucune information associative ou presque.

Monasso.ma s'engage que votre adresse mail ne sera jamais partagée avec d'autres sites.
x