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VIH-Sida

Journée nationale de dépistage du VIH

La septième édition de la Journée nationale de dépistage du VIHorganisée par l’Association de lutte contre le sida (ALCS) s’est tenue le 1er juin 2013 au Maroc. Par ailleurs, le coordinateur des États-Unis pour la lutte contre le sida dans le monde, Eric Goosby, et le docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID) aux Instituts nationaux de la santé (NIH) marquent le dixième anniversaire du Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR).

La septième édition de la Journée nationale de dépistage du VIH au Maroc a été lancée samedi à Agadir en partenariat avec le ministère de la Santé et le comité régional du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Le Maroc compterait 29 000 séropositifs. Environ 6824 cas de VIH/sida ont été déclarés au Maroc entre 1986 et fin juin 2012, dont 4314 au stade sida-maladie et 2508 porteurs asymptomatiques du VIH, selon les chiffres du Programme National de Lutte contre le sida confirmés par le ministère de la Santé.

Plus de 80% des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ne connaissent pas leur statut sérologique. Les adultes jeunes de 25 à 44 ans représentent 70% des cas de VIH/sida notifiés. Le mode de transmission prédominant est hétérosexuel (84%) et la part des femmes est de 48%. Le ministère de la santé précise que 67% des nouvelles infections se produisent parmi les populations les plus exposées aux risques.

Il y a dix ans, dans un élan remarquable de compassion et de collaboration bipartite, le Congrès a adopté avec une majorité écrasante une loi établissant un programme sanitaire mondial historique et porteur de changement aujourd’hui connu sous le nom de PEPFAR — le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida.

Dans les débuts du PEPFAR, établi sous le gouvernement de George W. Bush le monde assistait à la destruction d’une génération entière de personnes dans les années les plus productives de leur vie ainsi qu’à un recul des gains remarquables faits dans les domaines de la santé et du développement en Afrique subsaharienne et, dans une moindre mesure, dans d’autres pays en développement. Le nombre d’infections de VIH augmentait rapidement, et le personnel hospitalier, les communautés et les familles, dépassés, ne disposaient pas des ressources nécessaires pour gérer cette catastrophe titanesque. En 2003, malgré la disponibilité des traitements antirétroviraux (ARV) dans la plupart des pays développés, un diagnostic de VIH demeurait une condamnation à mort pour les habitants de l’Afrique australe et d’autres régions en développement, où l’accès à ces médicaments demeurait très limité.

Aujourd’hui, alors que nous marquons le dixième anniversaire du PEPFAR, la situation a changé énormément. Les taux d’espérance de vie, qui étaient en chute libre en Afrique, remontent sur la plupart du continent. Des pères et des mères, atteints du VIH mais en bonne santé grâce aux traitements, peuvent désormais retourner au travail, prendre soin de leurs familles et contribuer à stimuler le développement économique. Des médecins, des infirmières et des travailleurs de la santé communautaire qui ne pouvaient guère offrir plus à leurs patients que de mourir dans la dignité, offrent aujourd’hui des traitements antirétroviraux et sauvent la vie de millions de personnes. La mortalité liée au sida a diminué de plus de 26 % après avoir atteint son sommet en 2005. L’espoir renaît aujourd’hui dans le grand nombre de communautés et de pays autrefois anéantis par le désespoir.

En ce qui concerne la prévention, dans la décennie écoulée depuis la création du PEPFAR, le taux de nouvelles infections de VIH a diminué de presque 19 %. Entre 2009 et 2011, les nouvelles infections de VIH chez les enfants, qui représentent encore une composante importante de l’épidémie dans plusieurs pays en Afrique australe et dans d’autres régions en développement, ont diminué de 24 %, comparativement à 23 % pour les six années précédentes. Non seulement les progrès surviennent, mais leur rythme s’accélère.

Selon un rapport récent sur le PEPFAR produit par l’Institute of Medecine (Institut de la médecine, IOM), « Le PEPFAR a joué un rôle qui a transformé la situation grâce à sa contribution à la lutte mondiale contre le VIH ». À la fin de septembre 2012, PEPFAR finançaient directement les traitements ARV de 5,1 millions de personnes, une hausse de plus de 300 % au cours des quatre dernières années. L’an dernier seulement, le PEPFAR a fourni des médicaments antirétroviraux à 750.000 femmes enceintes vivant avec le VIH afin d’assurer la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), permettant ainsi à environ 230.000 bébés, qui auraient autrement été infectés à la naissance, de naître sans contracter le virus.

Parmi les moteurs déterminants des progrès observés sont le développement et la mise en œuvre d’un programme de prévention combinée. Alors qu’il était devenu évident que plusieurs médicaments contre le VIH, utilisés ensemble, contrôlaient plus efficacement la réplication du virus dans l’organisme, il a aussi été démontré que de multiples interventions de prévention menées de concert réduisaient plus efficacement les nouvelles infections de VIH dans la population. Cette évolution de notre perception et de notre méthode de prévention reflétait à la fois les dernières avancées scientifiques et l’expérience acquise sur le terrain. Des découvertes scientifiques importantes jumelées aux leçons apprises après une décennie de mise en œuvre de programmes dans le cadre du PEPFAR nous ont fourni les outils, les connaissances et l’expérience nécessaires pour arriver à la première génération sans sida.

Des statistiques récentes montrent qu’une génération sans sida est désormais à notre portée. Le nombre de pays à avoir atteint ou dépassé le point de basculement de leurs épidémies de sida – c’est-à-dire le point auquel l’augmentation annuelle du nombre de patients adultes sous traitement dépasse le nombre d’adultes nouvellement infectés – est plus important que jamais. Le fait d’atteindre ce point de basculement indique clairement qu’un pays est en voie d’atteindre une génération sans sida, et plus les pays dans cette situation seront nombreux, plus nous nous rapprocherons de la fin de la pandémie de VIH/sida.

Si le PEPFAR est sans aucun doute le programme d’aide étrangère de santé le plus important et celui à avoir connu le plus grand succès de toute l’histoire, il va de soi que les États-Unis ne peuvent pas mener cette tâche à eux seuls. D’autres partenaires, y compris le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont les États-Unis sont le principal contributeur, des organisations multilatérales, le secteur privé, la société civile ainsi que les pays hôtes doivent tous partager cette responsabilité. Aujourd’hui, alors que le PEPFAR entre dans sa deuxième décennie, les pays aux prises avec une prévalence élevée du VIH doivent s’approprier davantage la santé de leurs citoyens en mettant sur pied des systèmes de santé solides et durables.

Le PEPFAR représente ce que les États-Unis ont de meilleur : la générosité et la compassion extraordinaires du peuple américain. Grâce au PEPFAR, nous contribuons à assurer un avenir meilleur à des millions de personnes à travers le monde. Bien qu’il nous reste encore beaucoup de travail à faire, nous pouvons aujourd’hui célébrer le dixième anniversaire du PEPFAR.

L’ambassadeur Eric Goosby est coordinateur des États-Unis pour la lutte contre le sida dans le monde et chef du Bureau de la diplomatie de la santé mondiale du département d’État. Le docteur Anthony Fauci est directeur de l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID) aux Instituts nationaux de la santé (NIH).