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​Du débat pour une société civile active

Le programme artistique aussi riche que varié ne pouvait avoir de perspectives sans être accompagné d’un débat de fond. Les organisateurs avaient raison de penser au rôle de la société civile pour la préservation du patrimoine oral, matériel et immatériel. Une conférence a ainsi eu lieu au beau site de Tombouctou. Il fallait procéder d’abord par une rétrospective et rappeler à l’assistance le passé lointain de Sijilmassa (l’ancienne ville historique qui fut le point de départ de bien de dynasties). L’universitaire Mohamed Alaoui Mrani, spécialiste de l’histoire de la région, a ainsi mis en lumière le passé de cette cité séculaire qui désormais s’est transformée en ruines et vestiges non protégés, encore moins valorisés. Autrefois carrefour commercial et culturel, Sijilmassa dont le site se situe aux abords du grand portail de la ville de Rissani et de la rivière de Ziz, ne joue plus son rôle d’antant, celui d’informer les jeunes générations de leur propre histoire. Bien plus, l’adoption d’un tourisme culturel et responsable passe d’abord par ce regain d’intérêt nécessaire et important.
« Nous sommes certains que Sijilmassa qui avait joué un rôle important dans l’histoire du Maroc, peut encore le faire de nos jours grâce à son potentiel patrimonial et du coup, elle est en mesure de contribuer au tourisme culturel et historique», souligne Mohamed Mrani Alaoui, auteur d’un livre intitulé Sijilmassa.
Plusieurs livres d’histoire attestent que Sijilmassa était une cité marchande pré-saharienne où faisaient halte les grandes caravanes apportant de Bilad el Sudan (Afrique subsaharienne actuelle) et notamment de l’Empire du Ghana, de la poudre d’or, ivoire, plumes d’autruche, et esclaves.
D’où le rôle de la société civile, souligné par le réalisateur Ameur Charqui, d’assumer ses responsabilités pour plaider en faveur d’une prise en considération des sites historiques, mais aussi du patrimoine oral en déperdition. Le réalisateur du documentaire «Murmures des cîmes» n’oublie pas de faire appel à la sagesse africaine et rappelle aux acteurs de la société civile qu’«un vieillard qui meurt est bien une bibliothèque qui brûle». Il serait donc indispensable de passer à l’action. Des projets de collecte de ce patrimoine ont déjà donné leurs fruits dans diverses provinces telles que Zagora, Errachidia, Tinghir … et il faut peut-être agir ailleurs. Collecter, compiler dans des ouvrages écrits, ensuite classer et enfin mettre ce produit à la disposition des différents chercheurs : anthropologues, sociologues, historiens, linguistes, entre autres. Ce fonds bibliothécaires concerne aussi bien les contes, la poésie, les légendes, que les proverbes. Imprégner les jeunes générations de leur histoire et de leur culture serait l’une des nobles missions.

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