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Des manifestations anti-avortement ont lieu régulièrement au Maroc. Ici, en octobre 2012 près de la ville de Tétouan, dans le nord du pays.

la société civile déçue par une loi a minima sur l’avortement

Le Maroc a décidé de légaliser l’avortement sous certaines conditions. Une décision prise après deux mois de débat national et des consultations menées auprès des instances religieuses et de la société civile, sur demande du roi Mohamed VI. Mais c’est une loi a minima qui sera finalement adoptée. L’interruption de la grossesse n’a été autorisée que dans quelques cas bien précis. Des mesures loin de satisfaire la société civile.

Malformation fœtale, viol ou inceste, telles sont les trois conditions autorisées pour l’interruption de grossesse. Selon Hicham Taarji, membre de l’Association marocaine de lutte contre les avortements clandestins (Amlac), de nombreux cas ont été oubliés : « Notamment la fille mineure, c’est aussi la femme du couple marié qui a eu quatre, cinq ou six enfants, qui a eu une erreur de contraception et qui ne peut plus assumer cela. Il y a aussi la femme périménopausée qui a 45 ans, qui est grand-mère et qui se dit qu’elle n’envisage pas d’être mère à cet âge-là. »

Pour les militants des droits de l’homme, une loi autorisant l’avortement est déjà un premier pas pour un pays gouverné en majorité par le parti islamiste Parti de la justice et du développement (PJD). Mais selon Najwa Koukous de l’association féminine Bayt Al Hikma, il faut aller plus loin : « La femme doit disposer de son corps. C’est la femme qui en souffre. Si la femme ne veut pas de cet enfant, imaginez comment cet enfant va être élevé. Il faut reconnaître qu’il existe des relations en dehors du mariage et qu’il peut y avoir des grossesses non désirées. Il ne faut plus rester hypocrites. »

La loi marocaine accompagne timidement les mutations de la société. Le nouveau code pénal, en cours de réforme, a exclu d’emblée la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage, toujours passibles d’un an de prison ferme.
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