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Afrique – Europe : Regards croisés / La représentation politique des femmes

Conférence internationale du 14-15 septembre

Afrique – Europe : Regards croisés
La représentation politique des femmes

Au mois de Février 2017, la Fondation Friedricht Ebert Stiftung et Jossour-FFM ont lancé une recherche-action, intitulée «  Evaluation des mécanismes de promotion de la représentation politique des femmes au Maroc », dans le but de se pencher, en profondeur, sur les mécanismes mis en œuvre en faveur des femmes lors des élections communales et régionales, des élections de la Chambre des Conseillers de 2015 ainsi que des élections législatives de 2016 et tenter d’y répondre, à travers des tables rondes et des débats sans langue de bois et aboutir à des recommandations pertinentes.

Deux tables rondes régionales se sont tenues à Rabat (02 et 03 Mars 2017) et Tanger (20 et 21 Avril 2017) pour débattre de la question de la participation politique des femmes à travers plusieurs facteurs dont : le système électoral, les partis politiques, les syndicats, les ONG, les mesures de discrimination positives (quotas et listes nationales), les lois organiques…etc. Ces deux rencontres ont permis aux participant(e)s, personnalités, élues, universitaires et militantes de pointer du doigt à travers leurs expériences personnelles les obstacles politiques, juridiques, économiques et sociaux à l’engagement et la représentation politique des femmes et de proposer des mesures pour les dépasser et conférer ainsi plus de représentativité aux organes élus, les femmes représentant plus de 51% de la population du pays.

La sous-représentation politique des femmes étant une problématique mondiale, la conférence de Rabat du 14-15 septembre vient parachever ses rencontres et croiser les regards Afrique – Europe  pour partager les expériences, débattre ouvertement et faire émerger des pratiques innovantes pour aller de l’avant vers plus d’équité. Plus d’une cinquantaine de participant(e)s engagé(e)s en politique et en actions citoyennes étaient à Rabat. Les expériences de l’Algérie, du Cameroun, du Niger, de la Tunisie, de l’Allemagne, de la Belgique et du Maroc se sont croisées pour dégager de nouvelles perspectives soucieuses d’une représentation équitable des femmes et des hommes dans toutes les sphères de décisions à tous les niveaux.

Dans son intervention, lors de la séance d’ouverture, Mme Omayma Achour Présidente de l’association Jossour-Forum des Femmes Marocaines a parlé de l’étude laquelle a montré que les législations ne suffisent pas, que les mécanismes mis en œuvre sans sanctions sont inefficaces, que les stéréotypes de genre persistent et résistent et qu’il n’y a pas de véritable culture de l’égalité au sein même des partis politiques ni même dans notre système éducatif.
Les mesures mises en œuvre au Maroc ont permis d’atteindre des résultats significatifs, seulement, des mécanismes, tels que les quotas, ne peuvent rester éternels tout comme les femmes ne peuvent être éternellement réduites à une affaire de quota, de chiffre pour faire de la figuration ou des taux pour des fins de classement. Une redistribution juste et citoyenne s’impose et non des faveurs. La question de l’égalité entre les femmes et les hommes, pour laquelle le mouvement féministe marocain a lutté pendant des décennies et continue, devrait être une égalité dans les faits et non une égalité de papier.

Pour M. Driss El Yazami, Président du Conseil National des Droits de l’Homme, le CNDH est très impliqué dans l’égalité et la parité depuis des années. Dans le leadership du CNDH. du CNDH.
Le CNDH a consacré à l’APALD 2 rapports, l’un publié en octobre 2015 sur l’égalité et la parité au Maroc avec 97 recommandations et on n’en a retenu que l’égalité en héritage.
Le déficit de la parité des femmes est une entrave, un scandale et une Ajoutant qu’il y a 4 révolutions des femmes.
– La transition avec 2,1 enfants par femme
– La scolarisation massive et la réussite des filles
– L’entrée des femmes dans le marché du travail
– L’urbanisation et la connectivité : 18 millions de marocaines et marocains sont connectés.
L’étude sur l’évaluation des mécanismes de promotion de la représentation politique des femmes au Maroc, présentée par Mme Ouafae Ben Abdennebi, a révélé que les limites du quota sont bien fondées. Le taux de représentation politique des femmes aux élections de 2015-2016 sont comme suit : Elections régionales 2015 : 37,61% ; Communales 2015 : 4,32% ; Législatives 2016 : 21,18% ; Professionnelles 2015 :11,66%. Dans ces résultats interviennent plusieurs facteurs, entre autres, le système électoral, les stéréotypes et les partis politiques.

Les recommandations :
Préservation des droits acquis ;
revoir les mesures de discrimination positive et les structurer ;
revoir le mode électoral ;
mettre en place l’APALD et le Conseil de la famille ;
accompagner les lois par des mesures coercitives ;
respecter les engagements internationaux et harmoniser les législations nationales ;
adopter une loi contre la violence ;
impliquer les médias ;
autonomisation économique des femmes ;
impulser le changement des mentalités dès l’école.

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