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Des manifestants exigent une "économie alternative" et la libération des activistes emprisonnés dans l'ancienne ville minière de Jerada, Maroc, 16 mars 2018.

Des associations appellent à la libération des détenus de Jerada au Maroc

Une coalition marocaine regroupant 21 associations a appelé à l’abandon des poursuites et à la libération de tous les manifestants arrêtés dans le sillage d’un mouvement de protestation sociale dans l’ancienne cité minière de Jerada (nord-est).

Dans un rapport, la Coalition marocaine des instances des droits de l’Homme (CMIDH) a exhorté les autorités à ouvrir une enquête sur les “violations des droits de la population de Jerada” et à mettre fin au “climat de terreur”.

“A travers des témoignages recueillis, les commissions ont pu constater des cas de violences et de torture physique et morale”, depuis les affrontements à la mi-mars entre forces de l’ordre et manifestants lors d’une manifestation interdite, selon ce rapport. Ces heurts avaient fait 312 blessés chez les forces de l’ordre et 32 chez les manifestants, selon un bilan officiel.

Pour les autorités locales, les accusations de violences, de torture et d’arrestations arbitraires sont “infondées”: “les arrestations ont été opérées dans le cadre du strict respect de la loi sous la supervision du parquet compétent”, assure un responsable joint par l’AFP.

La contestation à Jerada est née fin décembre après la mort accidentelle de deux mineurs dans un puits abandonné où ils cherchaient du charbon, suivie de deux autres décès accidentels.

Les habitants de cette ville économiquement sinistrée ont manifesté des mois durant pour réclamer une “alternative économique” aux “mines de la mort” laissées par la fermeture du centre minier à la fin des années 1990.

Un plan économique avait apporté une accalmie, mais des arrestations ont relancé le mouvement avant que les manifestations ne soient interdites.

Au total, 62 personnes ont été arrêtées dans le cadre des manifestations, selon les autorités locales. Depuis, cinq mineurs ont été relâchés et sept manifestants remis en liberté après des condamnations à des peines avec sursis, selon la même source.

Aux 50 personnes toujours détenues s’ajoutent quatre jeunes militants condamnés séparément à des peines allant de 10 à 18 mois de prison ferme dans le cadre d’un accident de la circulation – affaire qui avait soulevé l’indignation de la population et déclenché les manifestations.

“Nous demandons la libération de nos enfants arrêtés pour avoir manifesté pacifiquement”, a lancé vendredi la mère d’un des détenus lors de la présentation du rapport.

Des représentants de la gauche marocaine avaient dénoncé fin mars la “répression” contre le mouvement, tandis que les autorités avaient promis de fermer les puits désaffectés et annoncé des programmes de développement et d’emploi.

https://www.voaafrique.com

Avec AFP

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