Par le PCM et le CMV

img1Le volontariat des jeunes est l’un des chantiers majeur que le PCM œuvre à développer et à consolider. Cela se manifeste par l’intérêt porté au collectif marocain du volontariat (CMV), crée durant la deuxième phase du programme, dans l’optique de promouvoir une dynamique d’échange et d’expérimentation dans ce domaine.

Les importantes réalisations des 12 associations de ce réseau, notamment en matière de volontariat, ont fait de ce dernier un mécanisme de participation effective de la jeunesse marocaine au développement. Il a également servi de levier à l’employabilité des jeunes, en termes d’acquisition de compétences, de savoirs et de savoir-faire.

S’appuyant sur ces acquis, le CMV plaide depuis 2011 pour que les autorités publiques, à travers un dispositif législatif adapté, reconnaissent officiellement le volontariat comme un dispositif clé destiné à favoriser l’insertion sociale et citoyenne des jeunes marocains .

Le volontariat : une forme d’engagement qui reste à préciser au Maroc 

Le volontariat a fait l’objet de plusieurs définitions selon le contexte culturel, économique et politique. Dans ce sens, plusieurs pays dans le monde tels que la France, l’Italie, l’Espagne, le Burkina-Faso, le Niger, le Sénégal et les Etats Unis d’Amérique ont pu définir le concept de volontariat, et établir sa différence avec le bénévolat et le salariat.

Au Maroc, le concept de volontariat s’est nourri du référentiel culturel et religieux du pays. Des groupes à base communautaire le perçoivent comme l’expression d’une solidarité à objectif humanitaire d’aide des personnes en situation de précarité, et en risque d’exclusion sociale.

Cette culture de solidarité a permis aux associations marocaines, membres du PCM, de développer des actions pour mobiliser des personnes hors leur temps professionnel et familial. Elles ont ainsi animé des cours d’alphabétisation et de soutien scolaire, contribué à la construction de routes et d’écoles primaires, ou encore à l’organisation de chantiers de week-end, pour la sensibilisation à l’environnement dans les quartiers.

Ce type d’actions suppose deux niveaux d’analyse : Le premier niveau, prouve que les marocains ont depuis longtemps, une culture de solidarité et de volontariat. Ainsi, ce domaine leur a permis d’aider les personnes en situation difficile selon leurs capacités et leurs compétences, dans différents domaines liés au développement humain et solidaire.

Le deuxième niveau d’analyse, nous permet de constater que les activités volontaires se basent sur la volonté d’individus, non pas sur des programmes limités dans le temps et dans l’espace, exclusivement au sein de villages ou de quartiers. Par conséquent, cette approche individuelle ne permet pas de disposer d’indicateurs mesurant l’efficacité et l’impact du travail volontaire sur le développement humain de la région. Cette analyse nous permet de conclure que le volontariat au Maroc n’est pas encore sorti de son concept traditionnel, et ne dépasse pas le stade du bénévolat, tel que défini dans les législations européennes.

Cet amalgame entre les concepts « volontariat » et « bénévolat » est principalement dû à l’absence d’un équivalent en langue arabe du mot « volontariat », « atataoua », qui définit à la fois le volontariat et le bénévolat. Le second obstacle est l’absence de législation ou de définition strictes et claires, qui encadrent et déterminent la différence entre le travail bénévole, volontaire et salarié.